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Le rugby, facteur de risque de la maladie de Charcot – A la une

Le rugby, facteur de risque de la maladie de Charcot – A la une – Nouvelle mise à jour 2023

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10 octobre 2022

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Comme la boxe et le football, le rugby est un sport de contact, pourvoyeur de multiples coups. N’épargnant pas la tête, ceux-ci entraînent des conséquences graves sur la santé cérébrale. Une nouvelle étude confirme les dangers des chocs crâniens successifs, associés à un risque très accru de maladies neurodégénératives.

Plaquages ou mêlées… Les mouvements du rugby exposent fréquemment la tête des joueurs à des chocs souvent brutaux. Plusieurs études ont déjà montré que les traumatismes crâniens subis par ces athlètes faisaient souffrir leur cerveau.

Des études post mortem sur des cerveaux d’anciens athlètes notamment ont montré un lien entre des lésions liées à des traumas crâniens et une maladie spécifique nommée encéphalopathie traumatique chronique. Mais la recherche se poursuit pour identifier et préciser tous les risques pour la santé cérébrale associés à ces chocs. Dans cette dynamique, des scientifiques écossais ont récemment publié les résultats de leurs travaux menés sur une longue période de suivi : environ 30 ans.

Maladie de Charcot : 15 fois plus de risque

Leur objectif était de comparer d’anciens professionnels de rugby à la population générale. Pour cela, ils ont inclus 412 anciens professionnels masculins écossais et 1 236 personnes ne pratiquant pas de sport.

Durant la période de suivi, 29% des anciens pro sont décédés et 31% des participants du groupe contrôle. Premier constat positif pour les rugbymen : ils ont vécu plus longtemps en moyenne que le reste de la population étudiée. En effet, l’âge moyen de décès dans cette cohorte était de 79 ans pour les athlètes contre 76 pour les autres. Mais côté santé cérébrale, le constat se révèle moins avantageux pour les sportifs.

En effet, le risque de développer une maladie neurodégénérative s’est avéré 2 fois plus élevé par rapport au groupe contrôle. Dans le détail, le risque de souffrir de la maladie de Parkinson était 3 fois plus grand. Mais surtout, celui de développer une sclérose latérale amyotrophique (maladie de Charcot) ou une autre maladie du motoneurone, était 15 fois plus important !

Des mesures pendant les matchs et les entraînements

D’après les auteurs, et ceux d’une autre étude publiée en 2021 par des chercheurs gallois, les commotions cérébrales ne sont pas les seules coupables. De petits chocs moins forts mais répétés – sans conséquences immédiates – sont aussi à pointer. Ce que confirmait il y a quelques mois* le Dr Emmanuel Ellie, neurologue à Bayonne, au micro de France bleu Pays Basque : « s’il survient un choc, il faut que le joueur sorte immédiatement (…) parce que si un deuxième choc se produit dans les minutes qui suivent, le cerveau est alors très vulnérable et les dégâts peuvent être beaucoup plus importants ». Ce danger existant aussi « pour les amateurs », avait-il précisé.

Selon les chercheurs gallois, les matchs ne sont pas les seuls moments de danger : 20% des commotions surviendraient pendant les entraînements. Les auteurs écossais appellent donc à la mise en place de mesures de prévention pour tous les joueurs. Le World Rugby, l’organisme international de ce sport, semble aller dans le bon sens puisqu’à l’occasion du Mondial féminin qui s’ouvre samedi 8 octobre en Nouvelle Zélande, toutes les joueuses devront porter un protège-dents connecté afin de participer à une grande étude sur les commotions. Objectif de la Fédé : adapter les futurs « protocoles commotion ». A suivre.

A noter : le match d’ouverture de la coupe du monde opposera le XV de France à l’Afrique du Sud.

*cité par France Inter dans un reportage du 3 octobre 2022

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    Source : Journal of Neurology Neurosurgery & Psychiatry – France Inter – Journal of Experimental Physiology

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    Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Vincent Roche

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