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La crise du Covid-19 a fait exploser le nombre de pubertés précoces des jeunes filles

La crise du Covid-19 a fait exploser le nombre de pubertés précoces des jeunes filles – Nouvelle mise à jour 2023

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Plus les études sur les conséquences du Covid-19 se multiplient, plus certaines tendances se dessinent. Comme le remarque New Scientist, il semble par exemple que le virus ait eu des effets notoires sur la puberté des jeunes filles. Et plus précisément, sur la précocité de celle-ci.

L’une des dernières études en date, qui émane de l’université allemande de Bonn, porte sur un échantillon limité aux patientes d’un centre médical en particulier. Ses résultats méritent néanmoins qu’on s’y penche: alors qu’entre 2015 et 2019, le nombre de pubertés précoces n’y dépassait pas la dizaine de filles, il est passé à 23 en 2020 puis à 30 en 2021.

Une tendance confirmée par d’autres observations: aux États-Unis, au sein de l’hôpital pour enfants de San Diego, la quantité annuelle de jeunes filles concernées a plus que doublé depuis l’ère pré-Covid. En Turquie ou en Italie, des résultats voisins ont également été constatés.

À ce stade, la puberté précoce est encore décrite comme un phénomène rare, puisqu’elle n’affecte qu’environ un enfant sur 5.000 à 10.000 (soit 0,01 à 0,02% d’individus). Pour des raisons encore méconnues, les filles sont dix fois plus nombreuses que les garçons à être concernées; pour des raisons de proportionnalité, elles sont aujourd’hui encore les premières touchées par cette augmentation galopante des cas.

Il ne s’agit pas juste d’une puberté démarrant plus tôt que la moyenne: les scientifiques ont montré qu’elle était souvent liée à de graves problèmes de santé (maladies cardiaques, diabètes de type 2, cancers…). La santé mentale des jeunes gens touchés peut aussi être affectée, avec notamment des crises d’anxiété chez les garçons et des phases de dépression chez les filles.

Le stress, oui, mais pas la prise de poids

Le stress apparaît comme l’un des facteurs principaux de ces déclenchements précoces, tout comme la prise de poids. Reste que si les confinements successifs et la peur du Covid-19 ont transformé nos foyers en nids à angoisses, les scientifiques n’ont pas constaté d’augmentation de la masse corporelle des enfants. Contrairement aux idées reçues, la sédentarité imposée par la pandémie et la difficulté à se nourrir de façon équilibrée n’entreraient donc pas en ligne de compte dans l’augmentation des cas de puberté avancée.

La modification parfois profonde des cycles de sommeil est en revanche à citer, tout comme l’augmentation du temps passé devant les écrans. Il a été démontré que les jeunes filles touchées par la puberté précoce avaient moins dormi depuis la pandémie, et que leur sommeil avait été de moins bonne qualité qu’avant le Covid.

En revanche, il est loin d’être certain que le virus soit à incriminer directement. Car si des symptômes communs ont été trouvés chez les individus dont la puberté a été précoce et chez les personnes touchées par le SARS-CoV-2 –notamment des inflammations de la cavité nasale–, cela est loin de suffire à permettre d’établir un lien entre les deux situations. Ajoutons que parmi les jeunes filles touchées par une irruption précoce de la puberté, beaucoup n’ont apparemment jamais été positives au Covid-19.

Depuis 1977, date des premières études disponibles sur le sujet, l’âge de la puberté avance de trois mois par décennie, rappelle New Scientist. La pandémie n’est donc pas le seul élément à mettre en cause, même si elle a pu contribuer à accélérer les choses. Un retour complet à une scolarisation en présentiel et à une vie plus ordinaire pourrait d’ailleurs enrayer ce développement des pubertés précoces, en tout cas d’après certains spécialistes –qui emploient néanmoins le conditionnel en concédant ne faire là qu’un pari sur l’avenir.

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