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augmentation des cas de transmission autochtone

augmentation des cas de transmission autochtone – Nouvelle mise à jour 2023

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Résumé

Les données de surveillance de la dengue en métropole indiquent une augmentation des cas de transmission autochtone.

Dès le mois de juillet, les agences régionales de santé (ARS) de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) et d’Occitanie ont signalé des foyers de circulation autochtone de ce virus. Dans ces régions, le moustique tigre, vecteur de la dengue, est implanté.

Au total, 26 cas autochtones ont été rapportés depuis le début de la saison estivale. Dans ce contexte, la direction générale de la Santé (DGS) rappelle les modalités de diagnostic clinique et biologique, ainsi que les mesures à mettre en œuvre pour prévenir la transmission de cette maladie, au niveau individuel (protection contre les moustiques) comme au niveau local (démoustication). La déclaration d’un cas de dengue est obligatoire. 

Les données de surveillance de la dengue en métropole indiquent que 5 épisodes de transmission autochtone ont été identifiés depuis le mois de juillet. Au total, 26 cas autochtones de dengue sont rapportés depuis le début de la saison de surveillance qui s’étend de mai à novembre. Cette situation, caractérisée par une augmentation des cas de dengue autochtone et l’apparition de cas dans des départements jusqu’à présent épargnés, a fait l’objet d’un message DGS-Urgent le 12 septembre 2022 [1]. 

Deux régions particulièrement concernées

Ces cas ont été signalés en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) et en région Occitanie, zones dans lesquelles le moustique tigre (Aedes albopictus) est implanté. Selon les données communiquées par les agences régionales de santé (ARS) entre le 29 juillet et le 2 septembre 2022 :

  • en région PACA : 2 cas de circulation autochtone dans le Var (commune de Fayence) et dans les Alpes-Maritimes (commune de Saint-Jeannet), soit respectivement 6 et 5 personnes infectées depuis le mois de juin [2] ; 
  • en région Occitanie : 3 cas de circulation dans les Hautes-Pyrénées (commune de Andrest), 1 cas dans les Pyrénées-Orientales (Perpignan), 1 cas en Haute-Garonne (commune de La Salvetat-Saint-Gilles) [3, 4, 5].

Combattre le vecteur Aedes albopictus

Le moustique Aedes albopictus est le vecteur du virus de la dengue, du virus zika et du chikungunya. 

En métropole, son implantation est confirmée dans 67 départements. 

Selon le message de la DGS, l’extension sur le territoire et les fortes densités de ce moustique, associées aux deux autres phénomènes suivants, multiplient le risque de transmission autochtone de ces arboviroses : 

  • reprise des voyages et retour des voyageurs de zone d’endémie ;
  • conditions climatiques actuelles favorables à la multiplication des moustiques avec chaleur et pluies.

La lutte antivectorielle est la première mesure de prévention de ces maladies. Elle se décline à deux niveaux : 

  • destruction des foyers de reproduction des moustiques : des opérations de démoustication ont été réalisées début septembre dans la commune d’Andrest (65). Au niveau individuel, les endroits où l’eau peut stagner doivent être éliminés. Un moustique ne se déplace pas à plus de 150 mètres de son lieu d’apparition ; 
  • protection individuelle pour éviter la transmission : le virus de la dengue se transmet d’une personne infectée (même asymptomatique) à une autre personne. Il est recommandé aux malades de s’isoler des moustiques pendant la phase de virémie (1 dizaine de jours) et aux autres personnes de se protéger des piqûres de moustiques (cf. Encadré).




Encadré – Mesures recommandées pour se protéger des piqûres de moustique

  • Porter des vêtements couvrants et amples ;
  • Utiliser un répulsif cutané ;
  • Mettre en place des moustiquaires sur les ouvertures (portes et fenêtres) ;
  • Utiliser des diffuseurs électriques à l’intérieur des habitations.

Diagnostiquer rapidement pour signaler et éviter les foyers de transmission

Données cliniques et thérapeutiques

La phase d’incubation de la dengue est de 3 à 14 jours (4 à 7 jours en moyenne).

Le tableau clinique comporte une fièvre (apparition brutale, supérieure à 38,5 °C) et au moins un signe parmi les suivants : céphalées, douleurs (arthralgie, myalgie, lombalgie, douleur rétro-orbitaire), des signes digestifs et parfois un rash cutané après 3 ou 4 jours de fièvre [6]. 

L’évolution est généralement favorable à l’issue de la phase symptomatique aiguë (environ 1 semaine). 

Les formes graves (dégradation de l’état du patient entre le 4e et le 6e jour) sont rares, mais possibles. Les signes d’alerte sont une fièvre supérieure à 39 °C après le 5e jour, des douleurs abdominales importantes avec ou sans diarrhée, des vomissements incoercibles, une agitation ou une somnolence, des œdèmes, des signes hémorragiques.

Le traitement de la dengue est symptomatique (antalgiques, antipyrétiques). L’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont à proscrire. 

La biologie médicale pour confirmer

En cas de suspicion de dengue, un examen de biologie médicale est réalisé pour confirmer le diagnostic (y compris dans les zones actuelles de circulation du virus) : 

  • jusqu’à 5 jours après le début des signes (J5) : RT-PCR et antigène NS1 ;
  • entre J5 et J7 : RT-PCR et sérologie ;
  • après J7 : sérologie uniquement (IgG et IgM), avec un second prélèvement de confirmation au plus tôt 10 jours après le premier.

Une maladie à déclarer obligatoirement

La dengue est une maladie à déclaration obligatoire via le formulaire cerfa n° 12686*02.

Les cas autochtones confirmés par diagnostic biologique doivent être immédiatement déclarés [6] : 

  • alerte du centre opérationnel de régulation et de réponse aux urgences sanitaires et sociales (CORRUSS) ;
  • recherche du cas index ;
  • investigation autour du ou des lieux de contamination supposés.

     

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