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11 Septembre 2001 : les deux tours jumelles, la communauté du complot et le retour des troupes en Irak

11 Septembre 2001 : les deux tours jumelles, la communauté du complot et le retour des troupes en Irak – Nouvelle mise à jour 2023

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Benjamin Brillaud, Stéphane Genêt et Nota Bene publient « Mais c’est un complot ! Conspirations, intrigues et coups fourrés dans l’Histoire » aux éditions Tallandier

Lors de la première guerre du Golfe, en 1990-1911, les États-Unis utilisent l’Arabie Saoudite pour établir des bases militaires. Pour Ben Laden, la présence d’Occidentaux sur une terre sacrée est inacceptable : il dénonce « l’invasion de la Terre sainte du Prophète par les impies » et considère alors les États-Unis comme un ennemi à abattre.

À partir de ce moment, il crée et organise al-Qaïda, « la base » en arabe, un réseau islamiste qui déclenche des attentats terroristes comme en 1998, en Tanzanie et au Kenya contre les ambassades américaines.

Fortement établie en Afghanistan, grâce au régime des Talibans qui protègent Ben Laden, al-Qaïda fait assassiner le 9 septembre 2001 le commandant Massoud, un charismatique général afghan qui résistait aux Talibans dans la vallée du Panshir et tentait d’attirer l’attention du monde sur le danger islamiste dans son pays.

Malgré les signaux de plus en plus évidents d’un danger imminent, les services de renseignement américains négligent pourtant cette menace. À cette époque, les efforts du FBI et de la CIA sont surtout portés sur la guerre contre le trafic de drogue. Les informations dont ces deux services disposent sur al-Qaïda évoquent bien des attaques sur le sol américain, mais elles restent fragmentaires  : des terroristes prêts au martyre, des aspirants pilotes aux profils de djihadistes… Même si, en janvier 2001, les services de renseignement français préviennent la CIA d’un projet d’attaque aux États-Unis en utilisant des avions civils, l’hypothèse d’une attaque simultanée, jugée trop complexe à mettre en place, n’est pas retenue comme crédible. On redoute plutôt une attaque au camion piégé ou un attentat « à la bombe », plus classique.

Aucun complot donc, mais des erreurs d’appréciation et une menace qui n’a pas été suffisamment prise au sérieux.

Pourtant, al-Qaïda prépare une opération de grande envergure depuis des mois. Retardée plusieurs fois, elle est déclenchée le mardi 11 septembre.

Ce matin-là, vers 8  heures, quatre avions commerciaux décollent de plusieurs aéroports de l’est des États-Unis. Leurs réservoirs sont remplis de kérosène pour un long trajet vers la Californie.

Parmi les passagers se trouvent dix-neuf terroristes islamistes d’al-Qaïda, dont plusieurs ont été formés aux techniques de pilotage. Ils prennent rapidement le contrôle des appareils grâce à des armes blanches. Ils dirigent alors les avions vers plusieurs cibles stratégiques. À New York, le World Trade Center qui incarne la puissance économique américaine. En Virginie, le Pentagone, symbole de la puissance militaire. À Washington enfin, le Capitole, cœur politique et siège du Congrès américain.

À 8 h 52 (heure locale), un de ces avions s’écrase sur l’une des deux tours jumelles du World Trade Center, en plein cœur de Manhattan à New York.

Alors que les télévisions du monde entier prennent l’antenne pour relater l’événement, elles montrent en direct un autre avion qui percute quinze minutes plus tard l’autre tour. Au bas du World Trade Center, c’est la panique, la sidération, l’affolement, les cris. Partout des sirènes. Dans les tours en flammes, les pompiers tentent d’accéder aux étages supérieurs en se frayant un chemin parmi tous ceux qui veulent descendre. Tout en haut des tours, des centaines de malheureux, prisonniers des flammes, sautent par les fenêtres cassées pour échapper à la fumée, au feu et à la chaleur.

À 9 h 47, un troisième avion détourné s’écrase sur le Pentagone, détruisant l’une des ailes du bâtiment.

À 9 h 55, la tour sud du World Trade Center, dont la structure a été fragilisée par l’impact et surtout par la chaleur de l’incendie, s’effondre.

À 10 h 10, un autre avion détourné (le vol United Airlines 93) dont les passagers ont héroïquement tenté de reprendre le contrôle s’écrase en Pennsylvanie. Il devait atteindre le Capitole. C’est le seul échec des terroristes ce jour-là et il est dû au courage de ces passagers.

À 10 h 35, la seconde tour du World Trade Center s’effondre aussi, ensevelissant les victimes et les nombreux sauveteurs venus sur le site. Un nuage de cendres recouvre partiellement Manhattan.

Ces attentats, les plus meurtriers que le monde ait connus, sont rapidement revendiqués par al-Qaïda.

Ils ont fait au total 3 000 victimes – 2 600 au World Trade Center, dont 343 pompiers –, auxquelles il faut ajouter 6 200 blessés.

Le bilan aurait pu être encore plus terrible : les attentats ayant eu lieu le matin, les 50 000 personnes qui travaillaient chaque jour dans les deux tours n’étaient pas encore toutes arrivées. C’était aussi la rentrée des classes et une élection municipale, les deux tours n’étaient donc pas remplies comme à l’habitude.

Pour les survivants, le calvaire continue les années suivantes car ils ont respiré des poussières toxiques. Beaucoup vont développer des maladies par la suite, notamment des cancers.

Oussama Ben Laden est, quant à lui, très agréablement surpris par l’opération. Dans un message au peuple américain en 2004, il affirme qu’« al-Qaïda a dépensé 500 000 dollars pour l’opération du 11 Septembre, alors que l’Amérique a perdu dans l’événement et ses répercussions, au bas mot, 500 milliards de dollars, c’est-à-dire que chaque dollar d’al-Qaïda a vaincu 1 million de dollars ».

Pour la première fois depuis 1941 et l’attaque japonaise sur Pearl Harbor, le territoire américain est attaqué, ce qui provoque un choc énorme dans la population américaine.

Les États-Unis reçoivent à cette occasion le soutien du monde entier. Le président Chirac est le premier dirigeant international à se rendre à New York une semaine après les attentats.

La sidération de l’attentat passée, des rumeurs commencent à circuler. Il s’agit d’abord de questionnements sur le déroulement des événements ainsi que sur leurs causes. Puis, rapidement certains émettent des doutes sur leur véracité ou sur les réelles responsabilités. Les plus sceptiques tendent à attribuer l’attentat au gouvernement américain, notamment à ses services secrets. Avec Internet, ces idées connaissent désormais une circulation rapide et mondiale. Elles alimentent ce que l’on va de plus en plus souvent appeler par la suite « les théories du complot » ou le conspirationnisme. Elles suscitent même beaucoup d’intérêt, y compris auprès de personnalités médiatiques qui contribuent à les diffuser et, parfois, à leur donner une crédibilité. Le livre L’Effroyable imposture du journaliste Thierry Meyssan connaît ainsi un grand succès de librairie avec 164 000 exemplaires vendus en France.

Toutes ces théories douteuses sur le 11  Septembre reposent sur la même idée : l’impact des avions sur les tours n’aurait pas été suffisant pour faire s’effondrer les deux bâtiments. Prenant appui sur de nombreuses considérations techniques (en métallurgie, ingénierie ou architecture) allant dans leur sens et tout en refusant de prendre en compte les études officielles, elles considèrent que les tours se sont effondrées parce que des explosifs avaient été dissimulés préalablement dans les immeubles. L’impact aurait simplement déclenché leur mise à feu. Comment aurait-on pu disposer autant d’explosifs dans des immeubles si fréquentés ? Mystère. Mais les partisans de ces théories considèrent que le gouvernement américain et ses services secrets sont capables de tout et peuvent aisément cacher leur implication. Le 11 septembre 2001 constitue une date pivot dans l’histoire du complotisme à l’échelle mondiale.

Indifférente au développement de ces thèses conspirationnistes, l’administration Bush fait voter en octobre le Patriot Act, une loi qui renforce la sécurité intérieure en restreignant les libertés individuelles.

En fait, conforté par une opinion publique américaine globalement soudée dans le malheur, le président George W. Bush déclare la « guerre contre le terrorisme ». Il y est encouragé par son entourage, notamment son vice-président Dick Cheney et son secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld. Ces deux hommes, des « faucons » favorables à une ligne dure, représentent aussi la tendance des « néoconservateurs », les partisans d’une Amérique expansionniste et hégémonique.

Évidemment, ces projets ne peuvent recevoir la caution internationale. George W.  Bush décide alors de s’affranchir des décisions de l’ONU. Désormais, les États-Unis agiront de manière unilatérale, c’est-à-dire sans tenir compte du point de vue des autres puissances, ni mêmes des instances internationales. Par extension, on associe aux terroristes les régimes qui sont soupçonnés de les soutenir. Dans le discours de l’état de l’union en 2002, le président les évoque avec l’expression « États voyous », ces derniers constituant un « axe du mal ». Dans la liste, pas d’Arabie Saoudite, qui est pourtant le pays d’origine de tous les terroristes du 11  Septembre, mais trois pays accusés, à tort ou à raison, de soutenir le terrorisme international : l’Irak, l’Iran et la Corée du Nord.

Dans ce contexte, la première guerre extérieure « contre le terrorisme » est déclenchée à l’automne 2001. Elle cible les Talibans afghans, accusés de cacher et de soutenir Ben Laden. À cette occasion, les États-Unis reçoivent le soutien de leurs alliés traditionnels, comme la France. En décembre 2001, le régime des Talibans est renversé, un gouvernement provisoire est établi, mais le chef d’al-Qaïda reste introuvable.

Le cycle des attentats continue cependant. Même s’ils n’épargnent pas les pays musulmans, ils visent surtout les Occidentaux  : à Bali et Djerba en 2002, à Madrid en 2004 et à Londres en juillet 2005.

Il faudra attendre dix ans après les attentats du 11  Septembre, soit le 2 mai 2011, sous la présidence de Barack Obama, pour qu’un commando américain retrouve Ben Laden au Pakistan et l’exécute.

Après l’Afghanistan, la prochaine cible désignée est l’Irak. Pour le président George  W.  Bush, fils du président de la première guerre du Golfe, renverser Saddam Hussein signifierait terminer ce qui n’a pas été fait en 1991. Cela pourrait permettre d’implanter dans ce pays des bases américaines et de le transformer en une démocratie exemplaire. Il deviendrait alors un modèle qui ferait rayonner la démocratie dans une région du monde riche en régimes autoritaires. L’intervention américaine en Irak, qui mettrait fin à la dictature sunnite de Saddam Hussein, serait acclamée par les chiites, majoritaires dans la population. Ces derniers accueilleraient donc leurs libérateurs américains comme l’Europe a pu le faire en 1944. Ce projet, largement illusoire, est porté par les « faucons », des néoconservateurs qui sont dans le premier cercle de George W. Bush.

Reste que pour attaquer l’Irak, il faut trouver un prétexte. Dans un premier temps, on va donc accuser Saddam Hussein d’être un allié des terroristes d’al-Qaïda avant de prétendre que l’Irak possède elle aussi des armes de destruction massive, représentant une menace sérieuse pour la sécurité mondiale.

La CIA affirme pourtant le contraire dans ses rapports et ses analyses sur ce pays. Mais Dick Cheney et Lewis Libby, son chef de cabinet, se rendent à plusieurs reprises au siège de la CIA, à Langley en Virginie, pour amener les agents et analystes de la CIA à adhérer à leur vision des choses. Le National Intelligence Estimate, le rapport confidentiel remis à la présidence et estimant une situation selon les sources les mieux informées et les renseignements les plus sensibles, est même réécrit en 2002 afin de présenter l’Irak comme détenteur d’armes de destruction massive. Cela, en totale contradiction avec les rapports précédents qui affirmaient rigoureusement le contraire ! Enfin, Bush, Cheney et Rumsfeld écartent des postes de direction tous les experts les plus chevronnés du monde arabe afin de ne conserver autour d’eux que des partisans.

Au départ, les États-Unis envisagent obtenir l’accord de l’ONU pour monter, comme en 1990, une coalition internationale contre l’Irak. À la demande des ÉtatsUnis, le débat s’ouvre donc au Conseil de sécurité de l’ONU. Les Américains, soutenus par leurs alliés notamment britanniques, affirment disposer de preuves de l’existence d’armes irakiennes de destruction massive. Mais beaucoup de pays, à juste titre, émettent des doutes.

Le Conseil de sécurité se divise. Le 5  février 2003, Colin Powell, le secrétaire d’État américain, se présente à l’ONU avec la lourde tâche de défendre une position qu’il sait au mieux fragile, au pire totalement fausse. Il passe pour être l’un des plus modérés de l’administration Bush. Son discours reprend cependant point par point tous les mensonges sur les armes de destruction massive détenues en Irak. En est-il conscient ? Jusqu’à sa mort en 2021, il a affirmé regretter ce discours et n’avoir menti qu’« à l’insu de son plein gré ». Il aurait été trompé par la CIA et aurait cru les rapports qu’on lui aurait transmis.

En tant qu’homme politique chevronné et respecté, il sait pourtant très bien qu’en parlant à l’ONU, il apporte sa crédibilité à toute cette histoire. En agissant ainsi, il se montre solidaire du reste de l’administration Bush.

Les fausses preuves s’accumulent lors de sa prise de parole, Colin Powell se mettant même en scène. Il agite devant une assistance stupéfaite une fiole remplie d’une poudre blanche qu’il présente comme de l’anthrax, des bactéries provoquant la maladie du charbon et utilisées alors dans un but terroriste. C’était peut-être de la farine, personne n’est allé vérifier.

Son discours ne suffit pas à rallier la majorité des pays. Même les alliés les plus traditionnels des États-Unis prennent leurs distances et critiquent cette volonté belliciste. La France refuse d’entrer en guerre et menace d’utiliser son veto. Pour le président français Jacques Chirac, une opération militaire ajouterait des tensions dans une région troublée, ce qui provoquerait le chaos en Irak et plus largement dans la région.

Le 14 février 2003, Dominique de Villepin, le ministre français des Affaires étrangères, fait à cette occasion un discours majeur. Il plaide pour la poursuite du processus engagé par l’ONU, le contrôle de l’arsenal irakien pour vérifier qu’aucune arme de destruction massive ne s’y trouve. « Dans ce temple des Nations unies, affirme-t-il, nous sommes les gardiens d’un idéal, nous sommes les gardiens d’une conscience. La lourde responsabilité et l’immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix. Et c’est un vieux pays, la France, d’un vieux continent comme le mien, l’Europe, qui vous le dit aujourd’hui, qui a connu les guerres, l’occupation, la barbarie. Un pays qui n’oublie pas et qui sait tout ce qu’il doit aux combattants de la liberté venus d’Amérique et d’ailleurs. Et qui pourtant n’a cessé de se tenir debout face à l’Histoire et devant les hommes. » Les mots de Dominique de Villepin font mouche. Fait rare au Conseil de sécurité de l’ONU, son discours est applaudi.

Extrait du livre de Benjamin Brillaud, Stéphane Genêt et Nota Bene, « Mais c’est un complot ! Conspirations, intrigues et coups fourrés dans l’Histoire », publié aux éditions Tallandier

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